L’aide bilatérale destinée à l’Afrique subsaharienne devrait reculer de 12 % supplémentaires en 2026, après une forte baisse l’an dernier, selon le Fonds monétaire international. Cette contraction laisse les pays de la région moins armés pour absorber un nouveau choc énergétique ou climatique, a averti son directeur du département Afrique, Zeine Zeidane, lors des Assemblées annuelles de Bangkok.

La prévision intervient alors que le FMI attend une croissance régionale de 4,5 % cette année. Les réformes et l’adaptation des circuits d’approvisionnement ont soutenu l’activité, mais cette résistance s’accompagne de situations très différentes entre pays, souligne l’institution dans sa mise à jour régionale d’octobre.

Les cours élevés du pétrole, du cuivre et de l’or amortissent les difficultés de certains exportateurs. À l’inverse, les économies moins dépendantes des ressources naturelles connaissent un ralentissement et un creusement de leurs déficits extérieurs, a expliqué Zeine Zeidane dans une déclaration publiée vendredi 16 octobre par le FMI.

Pour protéger les ménages vulnérables sans épuiser les budgets, le Fonds recommande des dispositifs ciblés, notamment l’alimentation scolaire. Les éventuels allègements temporaires de prix devraient disposer d’un financement transparent, d’un plafond et d’une durée limitée.

Le FMI appelle les exportateurs de matières premières à épargner l’essentiel de leurs recettes exceptionnelles, notamment en remboursant les dettes coûteuses. Aux pays confrontés à des importations plus onéreuses, il recommande de poursuivre l’ajustement budgétaire tout en protégeant les services essentiels et les investissements productifs.