Le Fonds monétaire international a relevé mardi 13 octobre sa prévision de croissance réelle du Nigeria à 4,2 % pour 2026, contre 4,1 % dans son estimation de juillet. L’institution table ensuite sur une progression de 4,3 % en 2027, selon sa nouvelle édition des Perspectives de l’économie mondiale.
Cette amélioration repose, d’après le FMI, sur une plus grande stabilité macroéconomique et des termes de l’échange favorables. L’institution avertit toutefois que le renchérissement des produits essentiels risque d’aggraver la pauvreté et l’insécurité alimentaire, alors même que les indicateurs généraux suggèrent une économie plus résistante.
La base de données publiée avec le rapport prévoit une inflation moyenne de 15,6 % en 2026 puis de 14,7 % en 2027, après 23,0 % en 2025. Ce ralentissement attendu ne signifie pas une baisse des prix. Il indique que leur hausse deviendrait moins rapide, laissant les ménages confrontés à un niveau durablement élevé pour l’alimentation, l’énergie et les autres dépenses courantes.
Le Nigeria évoluerait ainsi légèrement sous le rythme de l’Afrique subsaharienne, dont la croissance est prévue à 4,5 % en 2026 comme en 2027. Le FMI souligne que cette moyenne régionale masque des écarts importants liés aux marges de politique économique, à l’exposition aux matières premières, aux chocs climatiques et à l’accès au financement extérieur.
Pour la première économie d’Afrique de l’Ouest, la croissance attendue en 2026 accélérerait après 4,0 % en 2025. La progression du produit intérieur brut resterait néanmoins insuffisante, à elle seule, pour mesurer l’évolution du niveau de vie. Une inflation encore à deux chiffres peut réduire le gain réel pour les salaires et les revenus qui augmentent moins vite.
Les nouvelles estimations constituent des prévisions et non des résultats observés. Elles peuvent être révisées en fonction des cours de l’énergie et des denrées, des conditions financières mondiales et de la mise en œuvre des politiques nationales. Le document ne vaut ni annonce de financement au Nigeria ni calendrier de nouvelles mesures économiques.