L’Ouganda a ouvert jeudi 15 octobre des crédits de dépenses de 21 820 milliards de shillings pour le deuxième trimestre de l’exercice budgétaire 2026-2027, dont près de la moitié pour les opérations de dette et de trésorerie, selon un communiqué du ministère des Finances. L’enveloppe doit financer le fonctionnement des administrations, les services publics et les investissements prioritaires.

Les opérations de dette et de trésorerie représentent 10 750 milliards de shillings, soit environ 49,3 % du total. L’ensemble des crédits trimestriels équivaut à quelque 26 % du budget annuel approuvé. Leur programmation tient compte des recettes intérieures attendues, des disponibilités de caisse et des décaissements extérieurs anticipés, précise le ministère.

Les salaires de la fonction publique disposent de 2 420 milliards de shillings, tandis que les pensions et indemnités de départ reçoivent 376,6 milliards. Une autre enveloppe de 130 milliards est prévue pour les arriérés vérifiés de salaires, de pensions, d’indemnités et de factures de services publics. Les responsables administratifs doivent valider ces paiements et éviter l’accumulation de nouveaux impayés.

Le Trésor rappelle aussi que les engagements de dépenses doivent être couverts par un budget approuvé et des ressources disponibles. Les recrutements ne peuvent être effectués que dans les limites des crédits salariaux autorisés.

Ce cadrage intervient sous pression monétaire. Selon le ministère, le shilling a perdu 6 % face au dollar depuis le début d’août, tandis que l’inflation annuelle est passée de 4 % en juillet à 4,6 % en septembre.