Le gouvernement kényan a annoncé mardi 13 octobre à Nairobi la mise à disposition de 13 milliards de shillings pour soutenir le déploiement d’au moins 27 000 kilomètres supplémentaires de fibre optique, dans le cadre d’un appel d’offres portant sur le réseau national et les liaisons transfrontalières.

Cette enveloppe publique doit servir de levier pour attirer un investissement équivalent du secteur privé, selon le secrétaire principal chargé des technologies de l’information et de l’économie numérique, John Tanui. Les aides doivent être attribuées par un mécanisme d’enchères inversées en plusieurs tours, destiné à sélectionner les offres nécessitant le moins de soutien public pour couvrir les axes retenus.

Le projet porte sur les grandes liaisons nationales, les réseaux intermédiaires et les connexions aux frontières. Les raccordements jusqu’aux ménages et aux entreprises nécessiteront aussi des investissements des fournisseurs d’accès, qui fixeront les tarifs proposés aux abonnés.

Le Kenya comptait 2 838 656 connexions fixes à internet à la fin de juin 2026, en hausse de 32,4 % sur un an, selon la Communications Authority of Kenya. Les accès par fibre représentaient 1 566 815 connexions, soit plus de la moitié du total, après une progression annuelle de 29,7 %.

Les autorités visent plus de huit millions de connexions fixes, avec un effort de déploiement à poursuivre dans les zones où la faible densité de clients limite la rentabilité des réseaux.

L’opération relève du Kenya Digital Economy Acceleration Project, soutenu par la Banque mondiale. L’institution avait approuvé en avril 2023 un financement de 390 millions de dollars pour une première phase courant jusqu’en 2028, avec l’objectif d’élargir l’accès au haut débit, d’améliorer certains services publics et de mobiliser environ 100 millions de dollars de capitaux privés pour les infrastructures numériques.

L’annonce a été faite lors d’une séance préalable au dépôt des offres réunissant opérateurs, investisseurs et partenaires du projet le 13 octobre.