Le Cameroun figure en catégorie 7, contre 6 auparavant, dans la classification des risques pays des participants à l’Arrangement sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public, actualisée le 16 octobre 2026 sur le site de l’OCDE. Ce reclassement place le pays dans la catégorie de risque la plus élevée de ce dispositif.

Cette évaluation entre dans le calcul des primes minimales qui couvrent le risque de non-remboursement. Elle concerne notamment les opérations d’exportateurs étrangers qui vendent des biens ou des services à des acheteurs camerounais avec un crédit garanti, assuré ou financé par les pouvoirs publics.

L’Arrangement prévoit que les participants facturent des primes au moins égales aux minima associés à la nouvelle catégorie au plus tard cinq jours ouvrés après la communication du changement par son secrétariat. Ce délai concerne les primes de risque de ces opérations, et non une modification générale des taux d’intérêt auxquels empruntent l’État ou les entreprises camerounaises.

Le dispositif apprécie la capacité d’un pays à honorer sa dette extérieure. Il prend notamment en compte les restrictions de conversion ou de transfert de devises susceptibles d’empêcher un débiteur de payer un créancier étranger, ainsi que les risques de guerre, d’expropriation ou de troubles civils.

Les classifications sont établies par un groupe technique réunissant les experts des organismes de crédit à l’exportation des participants. L’OCDE en assure le soutien administratif et publie les tableaux, tandis que les délibérations du groupe restent confidentielles.