La Banque de réserve sud-africaine propose d’autoriser des gestionnaires agréés à piloter depuis le pays des mandats pouvant être investis à 100 % en actifs étrangers, selon un projet de cadre publié le 21 octobre et ouvert aux commentaires jusqu’au 30 novembre.
Le dispositif, baptisé centre financier synthétique, ne supprimerait pas les plafonds applicables aux investisseurs sud-africains. Lorsqu’une institution locale confierait des fonds à un gestionnaire agréé, son exposition étrangère continuerait d’être comptabilisée dans sa limite prudentielle, actuellement fixée à 45 % selon Reuters.
Les portefeuilles sud-africains détiennent environ 5 000 milliards de rands d’actifs à l’étranger, selon Reuters. Le nouveau cadre cherche à rapatrier une partie de leur gestion et des emplois financiers associés, sans obliger les capitaux à revenir dans le pays.
L’exemption concernerait le gestionnaire pour les actifs administrés au nom d’un investisseur éligible. Les portefeuilles devraient être isolés du reste de ses activités, financés par des sources de devises autorisées et déclarés chaque trimestre à la banque centrale.
Le projet vise notamment les assureurs-vie, les gestionnaires de placements collectifs, certains prestataires de services financiers discrétionnaires et des gestionnaires de capital-investissement répondant aux conditions d’agrément. Les non-résidents pourraient investir sans restriction, tandis que les particuliers résidents resteraient soumis à leurs allocations de change.
La Bourse de Johannesburg estime que la réforme pourrait attirer jusqu’à 10 000 milliards de rands d’actifs supplémentaires au fil du temps, sans avancer d’échéance.
Une seconde phase pourrait autoriser l’émission, la cotation et la négociation en Afrique du Sud de titres libellés en devises. La banque centrale précise que cette étape nécessiterait encore des évaluations réglementaires et une nouvelle consultation.
Salle de marché du siège de Standard Bank à Johannesburg, photographiée le 18 mars 2010. Photo d’archive utilisée pour illustrer la gestion de portefeuilles financiers, sans lien avec la consultation d’octobre 2026. Shi Zhao / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0. Variante WebP dédiée.







