La Banque de réserve sud-africaine prévoit d’ouvrir le système national de paiement aux acteurs non bancaires à la mi-2027, a annoncé vendredi 16 octobre un responsable de l’institution. Les fintechs, opérateurs télécoms et distributeurs sont concernés.
Pradeep Maharaj, directeur exécutif du programme de modernisation des paiements, a indiqué à la presse que les règles et exemptions seraient publiées d’ici novembre, selon Reuters. L’agrément des participants doit précéder les essais et l’intégration technique.
La réforme permettrait à ces entreprises d’accéder directement à la compensation et au règlement des transactions. Dans sa présentation du programme, la banque centrale explique vouloir supprimer l’obligation de s’appuyer sur une banque partenaire pour rejoindre ces infrastructures, une évolution qui ouvrirait davantage le marché à de nouveaux prestataires.
Le futur cadre réglementaire serait fondé sur les activités exercées. Il couvrirait notamment l’émission de monnaie électronique et les services permettant aux commerçants d’accepter des paiements. La banque centrale prévoit des exemptions, un dispositif d’autorisation et une refonte de la loi sur le système national de paiement.
Pour les petits commerces comme pour leurs clients, l’objectif affiché est de multiplier les solutions numériques abordables. La banque centrale veut également permettre aux différents réseaux et prestataires de fonctionner ensemble, tout en renforçant la prévention de la fraude.
Cette ouverture s’appuie sur la transformation de PayInc, anciennement BankservAfrica, en infrastructure nationale partagée. La banque centrale en détient 50 %, aux côtés de banques commerciales. Son programme prévoit aussi de développer PayShap et son équivalent régional TCIB pour les paiements instantanés en Afrique australe.