La Tanzanie a chiffré lundi 12 octobre à plus de 8,8 milliards de dollars le portefeuille de 33 projets soutenus par la Banque mondiale, lors d’un entretien à Bangkok entre le ministre des Finances Khamis Mussa Omar et le vice-président régional de la Banque Ndiame Diop.

Le ministère évalue l’ensemble à environ 23 200 milliards de shillings tanzaniens. Les opérations couvrent l’industrie, l’éducation, la santé, l’agriculture et la protection sociale, selon les informations communiquées après la rencontre organisée en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Les projets cités comprennent le développement du port de Dar es Salaam, la ligne ferroviaire centrale, le chemin de fer électrique à écartement standard et les liaisons énergétiques destinées à connecter le réseau tanzanien à celui de la Zambie. Ces infrastructures servent aussi le commerce des pays enclavés qui utilisent le corridor vers l’océan Indien.

Le montant de 8,8 milliards de dollars correspond à la valeur déclarée du portefeuille et non à un nouveau prêt annoncé lundi. La base de la Banque mondiale recensait pour sa part environ 8,4 milliards de dollars dans 33 opérations actives au 31 août, une différence qui peut résulter de la date de mise à jour et du périmètre retenu.

Une autre divergence concerne la croissance. Le ministre a cité 6,3 % au premier trimestre, alors que l’indicateur affiché par le Bureau national des statistiques est de 6,0 %. En l’absence d’une note méthodologique réconciliant ces données, le chiffre officiel du statisticien national reste le repère le plus directement vérifiable pour cette période.

La Banque mondiale prévoit une croissance de 6,1 % pour l’ensemble de 2026 et souligne que cette expansion doit encore produire davantage d’emplois plus productifs et mieux rémunérés. Les décisions de financement et le rythme de décaissement des projets continueront de déterminer leurs effets concrets sur les transports, l’électricité et les services publics.