Le ministère nigérian des Finances a présenté mardi 13 octobre un portefeuille actualisé de 65 projets nécessitant 78,5 milliards de dollars de capitaux, à l’occasion des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok.
La plateforme officielle Projects Nigeria répartit les opérations entre le transport et la logistique, l’énergie et le gaz, l’agriculture, l’industrie ainsi que le logement et les services urbains. Elle associe 366 763 emplois estimés à l’ensemble de la liste, avec des besoins allant d’environ 1 million à 15 milliards de dollars par projet.
Ces montants représentent des besoins de capitaux et non des engagements fermes. La publication du portefeuille n’établit ni la conclusion des financements ni le démarrage des travaux. Chaque opération dépend encore de sa structure, de ses garanties, de l’examen des investisseurs et de son niveau réel de préparation.
La liste s’est élargie depuis une version de septembre qui recensait 23 transactions totalisant 42,7 milliards de dollars. Le ministère organise une première séance sur la mobilisation des capitaux privés le 13 octobre, puis un forum d’investisseurs le 14 octobre pour mettre les promoteurs en relation avec des bailleurs et des entreprises d’Asie.
Le gouvernement cherche parallèlement un recours accru aux garanties de la Banque mondiale pour réduire le risque perçu sur les infrastructures. Selon BusinessDay, le ministre des Finances Taiwo Oyedele et le gouverneur de la banque centrale Olayemi Cardoso ont abordé ce levier avec le président du Groupe de la Banque mondiale Ajay Banga à Bangkok.
Le dossier officiel met en avant une croissance réelle de 4,43 % au deuxième trimestre 2026, une inflation annuelle de 15,39 % en août et 54,7 milliards de dollars de réserves extérieures au 18 septembre. Ces indicateurs sont présentés par le ministère pour soutenir son argumentaire d’investissement et ne garantissent pas à eux seuls la rentabilité des projets proposés.