Le Nigeria et la Banque africaine de développement ont convenu lundi 12 octobre à Bangkok de passer au crible le portefeuille de projets de l’institution dans le pays, évalué à plus de 6,2 milliards de dollars pour 55 opérations lors du dernier point publié par la banque en mai.

La revue technique doit recenser les obstacles qui ralentissent l’exécution, accélérer la livraison des opérations et mieux les aligner sur les priorités économiques du gouvernement.

Le ministre nigérian des Finances et ministre coordinateur de l’Économie, Taiwo Oyedele, et le président de la BAD, Sidi Ould Tah, ont arrêté le principe de cet examen en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Le ministère a rendu l’accord public mardi 13 octobre.

Le total de plus de 6,2 milliards de dollars couvre des opérations publiques et privées déjà inscrites dans le portefeuille de la banque au Nigeria.

Les deux responsables ont aussi convenu de préparer une visite officielle de Sidi Ould Tah au Nigeria. Le ministère indique que cette mission doit porter sur les priorités de développement du pays et sur la coopération avec la banque, sans annoncer de date.

Taiwo Oyedele a réaffirmé que le Nigeria entend rester le premier actionnaire de la BAD et honorer ses obligations de souscription au capital. Il a également demandé que le partenariat se traduise par davantage de financements du développement et par une exécution plus rapide des projets existants.

Les discussions ont enfin porté sur le coût élevé des emprunts africains. Sidi Ould Tah a indiqué que la banque préparait un dispositif d’appui technique et analytique pour aider les gouvernements à présenter leurs données aux agences de notation et à contester, le cas échéant, certaines évaluations. Les échanges ont aussi couvert les transactions en monnaie locale, l’assurance du commerce et les mécanismes de rehaussement de crédit destinés à réduire le risque pour les investisseurs.