L’Afrique du Sud a donné la priorité à l’acquisition de 4 600 MW de systèmes de stockage par batterie et de 5 000 MW de centrales au gaz dans la première décision d’application de son plan électrique 2025, a annoncé le 7 octobre le ministre de l’Électricité et de l’Énergie, Kgosientsho Ramokgopa.

Les 9 600 MW correspondent à des capacités visées par de futurs appels d’offres et non à des installations déjà disponibles. La décision prise au titre de la section 34 de la loi sur l’électricité ouvre la voie aux procédures publiques conduites par le bureau des producteurs indépendants. Eskom pourra également y participer.

Le premier lot ne prévoit pas de nouvelle capacité éolienne ou solaire. Le gouvernement indique qu’une décision ultérieure portera sur ces technologies, les projets hybrides associés à du stockage et le pompage-turbinage. Cette séquence répond à la volonté d’utiliser plus efficacement l’électricité déjà produite avant d’ajouter de nouvelles sources variables.

Le stockage doit absorber une partie de l’énergie qui serait autrement écrêtée lorsque la production dépasse la demande ou que le réseau ne peut pas l’acheminer. Les batteries pourront restituer cette électricité pendant la pointe du soir et fournir des services rapides d’équilibrage. Leur emplacement devra toutefois permettre la recharge et la décharge sans déplacer les mêmes contraintes vers un autre point du réseau.

L’Afrique du Sud dispose déjà d’un socle de projets. Les cinq installations du premier appel d’offres pour le stockage, totalisant 513 MW et 2 052 MWh, avaient atteint la clôture financière et commencé leur construction en juin 2025, pour 15,4 milliards de rands d’investissements. Engineering News chiffre à 1 744 MW et 6 976 MWh le stockage attribué lors des procédures menées jusqu’ici.

La nouvelle annonce exprime seulement une puissance de 4 600 MW et ne précise pas la quantité d’énergie en mégawattheures que les batteries devront stocker. Cette durée de stockage sera déterminante pour mesurer leur capacité à déplacer l’électricité vers les heures de forte demande et pour évaluer le coût total des contrats.

Les 5 000 MW de centrales au gaz doivent fournir une production pilotable lorsque les renouvelables faiblissent ou que la consommation augmente. Le ministère affirme que les appels d’offres examineront ensemble le prix du combustible, les ports et gazoducs nécessaires, les raccordements au réseau et les calendriers de mise en service. Aucun coût global ni date d’achèvement des nouvelles capacités n’a encore été annoncé.