Les factures d’électricité impayées par l’État kényan et les comtés ont atteint 7,35 milliards de shillings à fin juin 2026, en hausse de 9,5 % sur un an, selon les comptes annuels de Kenya Power rapportés lundi 12 octobre.
Ces arriérés représentaient 17,7 % des 41,5 milliards de shillings de créances brutes sur les clients postpayés. Ils s’élevaient à 6,71 milliards un an plus tôt et à 2,72 milliards en 2022, soit une progression d’environ 170 % en quatre ans.
Kenya Power demande normalement le paiement dans les 21 jours et peut négocier un échéancier, engager un recouvrement ou interrompre la fourniture. L’application de ces mesures est plus délicate lorsque les débiteurs sont des hôpitaux ou d’autres services publics essentiels.
L’entreprise a porté ses provisions pour dépréciation sur les créances d’électricité à 14,89 milliards de shillings, contre 13,33 milliards un an auparavant. Une dette publique distincte de 35,35 milliards de shillings, liée aux pertes récurrentes du programme d’électrification rurale, figure également dans les comptes.
La hausse des impayés immobilise des ressources dont le distributeur a besoin pour acheter l’électricité, entretenir le réseau et financer ses investissements. L’État détient 50,1 % de Kenya Power, le solde appartenant aux investisseurs privés.
Le groupe a néanmoins dégagé un bénéfice net de 24,99 milliards de shillings sur l’exercice 2025-2026, en hausse de 2,13 %. Les ventes ont progressé de 12,05 % à 12 777 gigawattheures et le chiffre d’affaires électrique a atteint 238,24 milliards de shillings, soutenu par 411 710 nouveaux clients et une meilleure efficacité du réseau.