De Beers a versé 1 milliard de pula au Diamonds for Development Fund du Botswana le 21 octobre 2026, apportant le capital initial d’un véhicule créé avec le gouvernement pour soutenir la diversification de l’économie au-delà des diamants.
Le transfert a été effectué après la mise en place de la gouvernance du fonds. L’ancien président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina dirige un conseil indépendant de dix membres, qui a tenu ses premières réunions au Botswana en septembre.
Le fonds doit utiliser cette mise de départ pour attirer d’autres capitaux privés, institutionnels, nationaux et internationaux. Il prévoit maintenant d’achever sa stratégie, son plan d’affaires et la conception de ses programmes, selon le communiqué conjoint de De Beers et du ministère botswanais des Mines et de l’Énergie.
Aucune enveloppe additionnelle, liste de bénéficiaires ou calendrier de décaissement vers des entreprises n’a été publié. Le milliard de pula constitue donc un apport effectivement transféré au fonds, mais pas encore des investissements distribués dans les secteurs ciblés.
Le Botswana cherche à réduire sa dépendance au diamant alors que ce produit représente 62,3 % de ses recettes d’exportation et environ un tiers des revenus publics, selon le média spécialisé JCK. Les recettes d’exportation de diamants ont reculé de 29 % sur un an au cours des cinq premiers mois de 2026.
Cette pression se retrouve dans les volumes miniers. La production de De Beers au Botswana a baissé de 20 % au troisième trimestre, à 4,83 millions de carats, sur fond de maintenance et de demande fragile.








