De Beers a produit 4,83 millions de carats de diamants au Botswana au troisième trimestre 2026, en baisse de 20 % sur un an, selon les résultats publiés mardi 20 octobre. Le groupe attribue ce recul à une maintenance programmée dans les installations d’Orapa.

Les volumes du périmètre d’Orapa ont diminué de 36 %, à 1,85 million de carats, tandis que ceux de Jwaneng ont cédé 5 %, à 2,98 millions. Des travaux prévus à Jwaneng au quatrième trimestre doivent encore abaisser sensiblement la production par rapport au rythme de juillet à septembre, précise De Beers.

Sur les neuf premiers mois, la production botswanaise reste néanmoins supérieure de 14 % à celle de 2025, à 15,13 millions de carats. À l’échelle du groupe, les volumes trimestriels ont reculé de 11 %, à 6,81 millions de carats. En Afrique du Sud, Venetia a ralenti ses opérations avant une pause de deux ans et ne devrait plus produire de diamants cette année.

De Beers a pourtant relevé son objectif mondial pour 2026 à une fourchette de 25 à 28 millions de carats, contre 21 à 26 millions auparavant. Cette révision intègre la prise de contrôle intégrale de Gahcho Kué au Canada, le 16 octobre. La part de cette mine comptabilisée par le groupe passera de 51 % à 100 %, sans augmentation correspondante de l’offre mondiale.

Anglo American cherche parallèlement à céder De Beers. Selon Reuters, il négocie notamment avec le Botswana, déjà détenteur de 15 % du diamantaire et désireux d’accroître cette participation. La vente reste en cours.