Le Botswana prévoit de conclure avec la Chine les accords nécessaires à l’entrée de ses agrumes sur le marché chinois sans droits de douane, a annoncé le président Duma Boko au début de sa visite d’État organisée du 12 au 17 octobre.

La mesure n’est pas encore une autorisation immédiate d’exporter. Elle suppose l’achèvement des protocoles commerciaux et sanitaires qui encadrent l’accès des fruits frais au marché chinois. Le gouvernement botswanais indiquait déjà fin septembre que le protocole sur le bœuf avait été signé et que celui portant sur les agrumes était proche de sa conclusion.

Pékin applique depuis le 1er mai un traitement tarifaire nul aux produits des 53 pays africains avec lesquels la Chine entretient des relations diplomatiques. Cet avantage réduit le coût douanier, mais les exportateurs doivent toujours respecter les règles d’origine, les normes sanitaires et les formalités propres à chaque filière.

Pour le Botswana, l’ouverture du débouché chinois doit soutenir une diversification encore largement contrainte par le poids du diamant. Les agrumes peuvent élargir les recettes d’exportation agricoles, créer des emplois dans la récolte et le conditionnement et favoriser des investissements dans la chaîne du froid et la logistique.

Les échanges bilatéraux ont atteint 852 millions de dollars au premier semestre 2026, en hausse de 58,6 % sur un an, selon les chiffres communiqués en septembre par l’ambassadeur de Chine au Botswana. Le pays cherche aussi des partenariats dans la transformation minière, l’industrie, l’économie numérique, les énergies renouvelables et le stockage d’électricité.

La conclusion du protocole sur les agrumes déterminera les variétés admises, les contrôles phytosanitaires et les conditions d’expédition. Elle sera décisive pour transformer l’avantage tarifaire annoncé en commandes effectives auprès des producteurs botswanais.