La Banque africaine de développement a approuvé le 23 octobre un prêt de 503,75 millions de dollars, soit 6,62 milliards de pula, en faveur du Botswana. L’opération doit aider le pays à amortir le choc énergétique et financer des réformes en faveur de l’investissement privé et de l’emploi.

La décision du conseil d’administration autorise le financement mais ne prouve pas que les fonds ont déjà été décaissés. Le programme prévoit notamment trois mois de paiements mensuels supplémentaires pour environ 279 000 personnes âgées, handicapées ou vulnérables, selon la BAD.

Le volet consacré aux entreprises vise 3 292 PME actives et 3 935 emplois directs à l’exercice 2027/2028. Les entreprises détenues par des femmes doivent représenter 93 % des bénéficiaires, tandis que la part des jeunes dans les emplois créés doit passer de 15 % à 20 %.

Le financement doit aussi accompagner un plan d’électrification destiné à porter l’accès des ménages à l’électricité de 79,5 % en 2025/2026 à 100 % en 2030. Le Botswana prévoit au moins un appel d’offres concurrentiel pour de nouvelles capacités solaires et éoliennes et l’extension du dépôt de carburants de Francistown de 38 à 98 millions de litres.

Sur le plan budgétaire, les réformes soutenues doivent porter les recettes fiscales hors secteur minier à 11,8 % du PIB en 2027/2028 et l’investissement privé à 30 % en 2028. La généralisation des marchés publics électroniques pourrait réduire les coûts d’achat de 5 % à 15 %, d’après les objectifs du programme.

Le ralentissement du diamant, qui représente environ 30 % du PIB et près de 80 % des exportations, a contribué à des contractions économiques de 2,8 % en 2024 puis de 0,7 % en 2025, selon la BAD. Cette opération constitue la première phase d’un programme prévu sur deux ans et cofinancé à hauteur de 170 millions de dollars par le Fonds de l’OPEP pour le développement international.