La République du Congo a fait admettre lundi 19 octobre à la cote de Nasdaq Dubai deux emprunts souverains existants totalisant 1,55 milliard de dollars, a annoncé la Bourse émiratie. Déjà cotés à Londres, ces titres disposent désormais d’une place de négociation supplémentaire au Moyen-Orient.
L’opération porte sur le marché secondaire, où les investisseurs échangent des obligations déjà émises. Le montant de 1,55 milliard de dollars désigne donc les deux emprunts admis à la cote et non des fonds nouvellement versés à l’État congolais.
La première ligne représente 700 millions de dollars, avec une échéance finale au 17 février 2035. La seconde atteint 850 millions de dollars et arrive à échéance le 26 mai 2036. Toutes deux portent un coupon nominal de 9,5 % et prévoient un amortissement du capital, c’est-à-dire des remboursements progressifs plutôt qu’un versement unique à la dernière échéance.
Selon Nasdaq Dubai, le Congo devient le premier État africain à faire coter des titres souverains sur cette place. Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a participé à la cérémonie d’ouverture du marché organisée pour cette admission.
Le ministre a présenté cette cotation comme un volet de la diversification des investisseurs détenant la dette congolaise. La Bourse met en avant l’accès aux investisseurs institutionnels, aux banques et aux entreprises du Moyen-Orient, en complément de la cotation initiale à la Bourse de Londres.
Nasdaq Dubai indique que l’encours des titres de dette cotés sur sa plateforme dépasse désormais 147,5 milliards de dollars, dont 43 % d’émissions souveraines.







