Le Conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale a proposé le retrait de cinq anciennes séries de pièces encore présentes dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, selon son communiqué publié après la réunion du 5 octobre à N’Djamena.

La recommandation vise les gammes émises en 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985. Elle a été transmise au Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale, l’organe appelé à se prononcer sur la démonétisation.

La mesure n’est donc pas encore entrée en vigueur. Le communiqué de la banque centrale ne donne ni date de retrait, ni période d’échange, ni procédure pour les détenteurs de ces anciennes pièces. Tant qu’une décision finale et ses modalités ne sont pas publiées, l’annonce reste une proposition institutionnelle.

Le retrait envisagé concerne l’espace monétaire formé par le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Il vise à simplifier la circulation fiduciaire alors que plusieurs générations de pièces, parfois anciennes et usées, coexistent encore dans ces pays.

La BEAC déploie parallèlement une nouvelle gamme dite Type 2024. Sa mise en circulation a débuté le 7 avril 2026, après une phase de préparation engagée en 2025. La coexistence de la nouvelle série avec les anciennes rend nécessaire la définition de règles communes de retrait et d’échange.

Pour les ménages et les commerçants, l’enjeu principal portera sur le délai accordé pour remettre les pièces visées aux guichets habilités et sur les conditions d’échange. Ces éléments relèveront de la décision du Comité ministériel et des textes d’application que la BEAC devra rendre publics.

Le Conseil d’administration a adopté la proposition à l’unanimité, d’après son communiqué. Il a également examiné les comptes de la banque au 30 juin 2026 et approuvé des propositions de budget pour 2027, sans lier ces sujets au calendrier de retrait des pièces.