Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 20,997 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de 2026, en hausse de 25,5 % par rapport aux 16,727 milliards enregistrés un an plus tôt, selon les données publiées lundi 12 octobre par l’Institut national de la statistique.
Les exportations ont progressé de 8,6 % pour atteindre 50,4 milliards de dinars, tandis que les importations ont augmenté de 13,1 % à 71,397 milliards. Cet écart de rythme a ramené le taux de couverture des achats extérieurs par les ventes à 70,6 %, contre 73,5 % entre janvier et septembre 2025.
L’énergie explique près de la moitié du déséquilibre total. Son déficit s’est élevé à 10,48 milliards de dinars, contre 8,106 milliards un an auparavant, soit une augmentation d’environ 29,3 %. Hors produits énergétiques, le déficit commercial ressort à 10,517 milliards de dinars.
Les matières premières et demi-produits ont généré un solde négatif de 5,242 milliards de dinars. Les biens d’équipement ont ajouté un déficit de 3,423 milliards et les biens de consommation un autre de 2,772 milliards. À l’inverse, les échanges alimentaires ont dégagé un excédent de 919,8 millions de dinars.
La hausse des exportations a été soutenue par l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques ainsi que l’énergie, selon le détail sectoriel de l’INS. Elle n’a cependant pas suffi à compenser l’accélération des achats à l’étranger, notamment dans les catégories exposées aux coûts de l’énergie et des intrants.
Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 7,5 % et celles de Turquie de 6,7 %. Elles ont en revanche diminué de 54 % depuis la Russie et de 22,7 % depuis le Royaume-Uni. Les montants publiés sont exprimés aux prix courants, ce qui signifie qu’ils intègrent les effets de prix autant que les variations de volumes échangés.