Sanlam a proposé de racheter à 505 rands par action les titres de l’assureur Santam qu’il ne détient pas encore, dans un projet annoncé le 5 octobre qui conduirait au retrait de Santam de la cote. Le groupe sud-africain contrôle déjà 62,7 % du capital, hors actions propres.
Le paiement serait effectué en espèces par sa filiale Sanlam Life. Pour les actionnaires minoritaires concernés, le prix proposé dépasse de 26,6 % le cours de clôture du 2 octobre, établi à 399 rands, et de 25 % le cours moyen pondéré des trente jours précédents.
Le rachat doit passer par un mécanisme d’arrangement soumis aux conditions précisées dans l’annonce commune des sociétés. Il ne constitue donc pas encore une acquisition achevée. La réalisation du projet entraînerait la sortie du titre de la Bourse de Johannesburg, où Santam est cotée depuis 1964, ainsi que des marchés namibien et A2X.
Sanlam explique vouloir simplifier son organisation et disposer de davantage de latitude pour répartir les capitaux à l’intérieur du groupe. La suppression des coûts liés à une cotation distincte figure parmi les économies attendues par l’acquéreur.
En Namibie, l’opération aurait aussi un effet sur l’offre de titres accessible aux investisseurs. Selon les données de marché citées le 8 octobre par The Namibian, Santam représentait alors 5,15 % de la valeur des échanges d’actions enregistrés depuis le début de l’année sur la place locale.
Les sociétés prévoient de diffuser vers le 3 novembre une circulaire présentant les modalités complètes, l’avis de l’expert indépendant et le calendrier de consultation des actionnaires. Ce document doit préciser les prochaines étapes du rachat.