Le chômage est remonté à 15,6 % au Rwanda en août 2026, contre 13,4 % un an plus tôt, selon l’enquête sur la population active publiée mardi 20 octobre par l’Institut national de la statistique. Cette hausse de 2,2 points représente environ 878 000 personnes sans emploi au sein d’une population active estimée à 5,6 millions.

La dégradation touche davantage les femmes, dont le taux de chômage atteint 18,3 %, contre 13,3 % pour les hommes. Les 16 à 30 ans affichent un taux de 18,8 %, supérieur aux 13,1 % relevés chez les adultes. Le chômage est également un peu plus élevé dans les zones rurales, à 16 %, que dans les zones urbaines, où il s’établit à 14,8 %.

Le recul de l’emploi est aussi visible dans la part des personnes en âge de travailler qui occupent effectivement un poste. Ce ratio est passé de 57 % en août 2025 à 54 % un an plus tard. L’institut évalue à 4,8 millions le nombre de personnes employées, tandis que 3,2 millions d’habitants de 16 ans ou plus restent en dehors de la population active.

La participation au marché du travail a diminué à 63,9 %, après 65,8 % un an auparavant. L’écart reste marqué entre les hommes et les femmes, avec des taux respectifs de 73 % et 55,8 %. Le ratio emploi-population atteint 63,3 % chez les hommes, contre 45,6 % chez les femmes.

L’indicateur plus large de sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui ajoute au chômage le sous-emploi lié au temps de travail et les personnes susceptibles de rejoindre la population active, a progressé de 56,7 % à 61,8 % en un an. Il atteint 68,6 % chez les femmes et 63,1 % chez les jeunes. L’enquête couvre la période du 1er au 31 août et calcule le taux de chômage parmi les personnes qui travaillent ou recherchent activement un emploi, et non dans l’ensemble de la population en âge de travailler.