Le Fonds monétaire international prévoit une contraction de 1,3 % en 2026 pour l’ensemble formé par le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et le Pakistan, contre une croissance de 1,4 % encore attendue en avril. Le rapport régional publié jeudi 22 octobre à Dubaï ramène ainsi la prévision de 2,7 points.

Le FMI attribue ce basculement à la guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël, qui perturbe la production d’énergie, le transport maritime, le tourisme, le commerce et la confiance. Son scénario central suppose que le conflit s’atténuera au début de 2027 et que les échanges se normaliseront progressivement.

Dans ce scénario, la croissance régionale rebondirait à 6,6 % en 2027, mais le niveau d’activité resterait généralement inférieur aux projections établies avant la guerre. L’agrégat ne signifie pas que chaque économie nord-africaine entrera en récession.

Les pays exportateurs de pétrole touchés par les perturbations de production et d’expédition subissent le choc le plus sévère. Les importateurs résistent mieux grâce aux transferts des migrants, au tourisme, à des conditions financières favorables et aux mesures de soutien aux consommateurs, selon le Fonds.

L’institution identifie comme principaux risques une nouvelle perturbation de la production énergétique et des routes commerciales, ainsi qu’un durcissement des conditions financières extérieures.