Le Bénin, le Ghana et le Rwanda ont achevé la première phase d’un pilote reliant leurs systèmes nationaux d’identité numérique au Smart Africa Data Exchange, a annoncé mardi 20 octobre le secrétariat Smart Africa. Le test a établi une connectivité initiale entre les trois pays et vérifié de bout en bout des identités à partir de données synthétiques.

Cette étape s’est déroulée dans un environnement contrôlé. Elle ne signifie pas que les voyageurs peuvent déjà franchir une frontière avec leur seule carte d’identité ni que des données personnelles réelles circulent entre les administrations. Smart Africa présente le résultat comme un jalon technique avant un pilote opérationnel.

Le dispositif repose sur une architecture fédérée. Chaque pays conserve la maîtrise de son registre national et répond aux demandes de vérification transmises par des systèmes autorisés, sans centraliser les bases d’identité. L’alliance Smart Africa Trust Alliance fournit le cadre de confiance et de coopération, tandis que le Smart Africa Data Exchange assure les échanges techniques.

Le premier cas d’usage vise la vérification d’identité lors des déplacements entre pays participants. Smart Africa évoque ensuite des applications possibles pour prouver l’enregistrement d’une entreprise, faire reconnaître un diplôme, vérifier un carnet de vaccination ou accéder à des services financiers transfrontaliers. Ces usages restent des perspectives et aucun calendrier d’ouverture au public n’a été annoncé.

La deuxième phase doit préparer un pilote opérationnel contrôlé, sous réserve des autorisations nationales, des évaluations de sécurité et de la préparation des administrations. Dix-neuf pays représentant plus de 335 millions d’habitants ont signé la déclaration SATA. Le pilote associe notamment l’ASIN et l’ANIP au Bénin, la NIA et la NITA au Ghana, ainsi que la RISA et la NIDA au Rwanda.