L’Égypte, le Malawi, la Mauritanie et la Zambie ont lancé vendredi 16 octobre à Bangkok des pactes de coopération minière avec le Groupe de la Banque mondiale, destinés à attirer les investissements et à développer les activités locales liées aux minerais. Ils figurent parmi les huit gouvernements ayant annoncé ces partenariats, selon un communiqué de l’institution.

À l’échelle mondiale, le groupe vise 19 milliards de dollars de soutien au secteur des métaux et minerais sur les exercices 2026 à 2030, en combinant ses propres financements et la mobilisation de capitaux privés. Reuters rapporte que ce plan succède à 3,6 milliards de dollars de financements sur les exercices 2021 à 2025.

L’Égypte vise une contribution des minerais de 6 % au produit intérieur brut d’ici à 2030. La Zambie affiche pour sa part un objectif de trois millions de tonnes de cuivre produites par an d’ici à 2031, accompagné d’un développement des industries locales de transformation.

En Mauritanie, le cadre vise à associer ressources minières et potentiel d’énergies renouvelables pour développer des chaînes de valeur à faibles émissions. Le pacte mauritanien prévoit un comité de pilotage en novembre 2026 et la validation d’une feuille de route pluriannuelle en 2027. Au Malawi, les priorités comprennent la transparence des permis et des recettes, ainsi que les infrastructures énergétiques et de transport.

Les pactes établissent des priorités et des engagements en matière de réformes, d’infrastructures et de compétences. La Banque mondiale prévoit d’apporter conseil et financements publics, tandis que la Société financière internationale doit investir et mobiliser des capitaux privés. L’Agence multilatérale de garantie des investissements doit proposer des garanties contre les risques.