Le Conseil des finances publiques du Cap-Vert prévoit une croissance réelle de 5,3 % en 2027, contre 5,6 % dans le scénario budgétaire du gouvernement, selon son avis adopté le 14 octobre. L’organisme indépendant juge la prévision officielle plausible, mais souligne les risques de ralentissement liés au tourisme et aux chocs extérieurs.

Il anticipe aussi une inflation moyenne annuelle de 2,2 %, légèrement supérieure aux 2 % retenus par le ministère des Finances. La dépendance de l’archipel aux importations d’énergie et de produits alimentaires expose les ménages et les entreprises à un renchérissement de leurs achats et de leurs coûts de production, relève le Conseil.

L’avis porte sur les orientations budgétaires actualisées en septembre pour préparer l’exercice 2027. Le Conseil précise qu’il n’intègre pas les modifications apportées ultérieurement au scénario macroéconomique du projet de budget. Son évaluation ne vaut donc pas approbation de l’ensemble de ce projet.

Le tourisme constitue un point de vigilance majeur. Un affaiblissement de la demande dans les pays européens pourrait peser sur l’activité, l’emploi et les recettes fiscales, selon le rapport. Le Conseil demande au gouvernement de mieux expliciter ses hypothèses sur la fréquentation, les recettes par visiteur et les investissements du secteur.

Le rapport accompagnant le projet de budget déposé au Parlement le 1er octobre maintient les prévisions gouvernementales de croissance et d’inflation pour 2027. Il vise un déficit public de 1 % du PIB et une dette de 87,5 % du PIB, contre 90,4 % dans les orientations de septembre examinées par le Conseil.

Le ministère a également simulé un choc défavorable combinant une croissance limitée à 3 % et une inflation de 4,2 % en 2027. Ces chiffres décrivent un scénario de risque, distinct de ses prévisions centrales.