Moody’s a relevé vendredi 16 octobre d’un cran la note souveraine à long terme de l’Égypte, de Caa1 à B3, tout en maintenant une perspective positive. L’agence de notation met en avant les efforts de consolidation budgétaire et les réformes économiques engagées par Le Caire, selon les éléments de sa décision rapportés par Reuters.
La nouvelle note laisse l’Égypte dans la catégorie spéculative. Dans l’échelle de Moody’s, les obligations classées B présentent un risque de crédit élevé, tandis que la catégorie Caa correspond à un risque très élevé. Le relèvement améliore donc l’appréciation de la solvabilité du pays sans le faire entrer dans la catégorie des emprunteurs les mieux notés.
Selon l’agence, le passage à un taux de change plus flexible et le resserrement de la politique monétaire ont renforcé les réserves extérieures et la capacité de l’économie à absorber les chocs. La perspective positive repose sur la possibilité d’une réduction de la dette et des charges d’intérêts plus rapide que dans son scénario central.
Dans un communiqué publié samedi, le ministère égyptien des Finances a salué la décision, tout en reconnaissant les difficultés liées au niveau du service de la dette. Il assure travailler à en accélérer la diminution et chiffre la dette gouvernementale à 81,9 % du produit intérieur brut en juin 2026.
Le ministère indique également que les réserves internationales nettes ont atteint 57 milliards de dollars en septembre.