Le Haut-Commissariat au Plan du Maroc estime à 4,1 % la croissance économique du troisième trimestre 2026, contre 5,4 % prévu en juillet, dans sa note de conjoncture publiée mercredi 14 octobre. L’activité aurait été freinée par le renchérissement des intrants énergétiques et les difficultés de plusieurs branches industrielles.

Cette nouvelle estimation abaisse de 1,3 point le scénario présenté le 16 juillet pour le même trimestre. Le HCP prévoit néanmoins une accélération à 4,7 % au quatrième trimestre, dans l’hypothèse d’une relative stabilité des prix de l’énergie et de l’absence de nouveaux chocs majeurs.

Pour le trimestre achevé en septembre, l’agriculture aurait progressé de 19,9 % sur un an et les services de 3,9 %, selon l’institut. Les activités secondaires auraient, à l’inverse, reculé de 1,9 %, après une contraction de 3,9 % au deuxième trimestre.

L’agroalimentaire, l’automobile et la fabrication de matériel électrique auraient mieux résisté que le textile, la chimie ou l’électronique. Les entreprises auraient continué d’ajuster leurs investissements face au coût des équipements importés et des matériaux de construction, tandis que les grands projets d’infrastructure auraient soutenu la demande.

Le redressement prévu en fin d’année repose notamment sur la reprise des industries extractives après leurs travaux d’entretien. Le HCP anticipe aussi une progression de 4,3 % de la consommation des ménages et de 6,8 % de l’investissement au quatrième trimestre, en variation annuelle.

Au deuxième trimestre, la croissance s’était établie à 4 %. Le besoin de financement de l’économie avait atteint 22 milliards de dirhams, contre 10,3 milliards un an auparavant, sur fond d’alourdissement de la facture énergétique et de creusement du déficit public.