La Companhia Industrial da Matola (CIM) a contesté mercredi 14 octobre la suspension de ses importations de riz et de blé au Mozambique, affirmant avoir engagé des procédures devant le Tribunal administratif pour s’opposer aux mesures de l’Institut des céréales du Mozambique (ICM).

L’interdiction, applicable depuis le 13 octobre pour une durée indéterminée, touche également África Indústria et Pembe Mozambique. Dans son communiqué, l’ICM reproche aux trois entreprises des importations répétées sans son autorisation, en violation des procédures encadrant l’entrée de ces céréales dans le pays.

La CIM affirme n’avoir été ni préalablement notifiée des faits reprochés ni entendue avant la sanction, selon son communiqué rapporté par O País et Miramar. Elle conteste aussi les règles d’importation invoquées par l’institut et soutient que celui-ci a déjà été notifié des procédures judiciaires.

L’ICM annonce la saisie de 34 300 tonnes de céréales auprès des trois opérateurs. Ce total comprend 3 300 tonnes de blé de la CIM, 6 000 tonnes de blé de Pembe et 25 000 tonnes de riz d’África Indústria. La CIM rejette le caractère irrégulier de sa cargaison, déchargée au port de Matola, en faisant valoir une autorisation des douanes.

Les entreprises peuvent néanmoins acheter des matières premières sur le marché mozambicain, précise l’ICM, qui présente cette possibilité comme un moyen de maintenir l’activité industrielle et l’approvisionnement.

L’institut conditionne la levée de la suspension à la régularisation des opérations. Il indique que les marchandises saisies pourraient revenir à l’État si les entreprises ne régularisent pas leur situation dans les délais prévus.