Le groupe chinois Hangyu Technology a approuvé le 8 octobre le transfert vers la Cité Mohammed VI Tanger Tech d’un projet d’usine de forge initialement prévu en Slovaquie, pour une enveloppe maximale maintenue à 105 millions d’euros.
L’investissement, équivalent à environ 862 millions de yuans ou 1,15 milliard de dirhams selon les données communiquées par l’entreprise, doit porter sur des lignes de production, des ateliers et des équipements destinés à fabriquer des composants forgés pour l’industrie. La décision ne signifie toutefois pas que le chantier a commencé.
Le dossier marocain reste au stade préparatoire. La société chargée du projet, provisoirement appelée Atlas Advanced Materials, n’est pas encore définitivement enregistrée. Une lettre d’intention foncière a été signée, mais le terrain n’a pas fait l’objet d’un contrat d’acquisition définitif et les autorisations administratives ainsi que le permis de construire restent à obtenir.
Hangyu a expliqué son départ de Slovaquie par l’ajout de contrôles administratifs qui auraient allongé le calendrier et accru l’incertitude sur l’investissement. Le groupe affirme avoir vérifié auprès des autorités marocaines que le projet ne serait pas soumis à une procédure supplémentaire équivalente, sans annoncer pour autant de date de démarrage ou de mise en service.
L’entreprise prévoit d’injecter progressivement 300 millions de yuans dans sa filiale Sichuan Delan Hangyu Technology Development pour soutenir l’opération. Cette somme représente environ 34,8 % du plafond d’investissement annoncé et ne correspond pas à une dépense immédiate de la totalité du budget.
Hangyu est spécialisé dans les anneaux forgés et les pièces complexes en superalliages ou en titane utilisés notamment dans les moteurs d’avion et les turbines à gaz. Sa filiale Delan Hangyu fournit des fabricants internationaux de moteurs, ce qui pourrait inscrire le futur site dans la chaîne aéronautique marocaine si les autorisations et le foncier sont finalisés.
Le groupe n’a pas publié le nombre d’emplois attendu, la capacité de production, le calendrier de construction ni le montant qui sera effectivement engagé. L’investissement maximal reste aussi soumis aux autorisations nécessaires en Chine et au Maroc.