La pénurie de carburant au Malawi est entrée lundi 12 octobre dans sa deuxième semaine, avec de longues files d’attente devant les stations-service et des perturbations croissantes pour les transports, les commerces et les déplacements quotidiens.
Des automobilistes passent parfois plusieurs nuits dans leur véhicule en attendant une livraison, faute de calendrier clair sur le retour à un approvisionnement normal. Les files se reforment rapidement lorsqu’une station reçoit de l’essence ou du diesel, tandis que les conducteurs multiplient les déplacements à la recherche de produits disponibles.
La rareté du carburant a déjà renchéri les trajets en minibus. Coxley Kamange, secrétaire général de l’association des propriétaires de minibus, a demandé une intervention rapide du gouvernement, selon des propos rapportés par Malawi24 et repris par Africanews. Certains passagers renoncent aux nouveaux tarifs et effectuent leurs trajets à pied.
Les effets dépassent le seul transport des personnes. Les entreprises qui dépendent des livraisons ou de groupes électrogènes perdent des clients et supportent des coûts supplémentaires. Une pénurie prolongée peut aussi perturber l’acheminement des denrées, les activités agricoles et les services qui utilisent du diesel pour maintenir leurs équipements en fonctionnement.
Le Malawi importe l’essentiel de ses produits pétroliers et doit mobiliser des devises pour payer les cargaisons. Le manque chronique de dollars réduit la capacité des importateurs à sécuriser des volumes suffisants, tandis que les tensions sur les marchés mondiaux augmentent le coût de la facture énergétique.
Le pays avait déjà connu des difficultés d’approvisionnement plus tôt en 2026. En janvier, l’Autorité de régulation de l’énergie avait relevé d’environ 42 % les prix maximaux de l’essence et du diesel après la réactivation du mécanisme automatique d’ajustement, une mesure destinée à rapprocher les tarifs intérieurs des coûts d’importation et du taux de change.