La Banque du Ghana prépare une directive consacrée à l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur financier, a annoncé son gouverneur Johnson Pandit Asiama lors de l’assemblée générale de l’Association des banques du Ghana tenue à Accra.

Le futur cadre doit accompagner l’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’évaluation du crédit, la détection de la fraude, le service à la clientèle, la gestion des risques et l’efficacité opérationnelle. Le gouverneur a parallèlement cité les risques liés à la qualité des données, aux modèles, à la cybersécurité et à la protection des consommateurs.

La banque centrale n’a pas publié de projet de texte, de calendrier d’adoption ni de date d’entrée en vigueur. L’annonce constitue donc une orientation réglementaire et non une nouvelle obligation déjà applicable sous la forme d’une directive distincte.

Le secteur est toutefois déjà soumis à la directive révisée de 2026 sur la cybersécurité et la sécurité de l’information. Sa partie consacrée aux systèmes d’intelligence artificielle impose aux institutions réglementées un cadre de gouvernance, de gestion des risques, de validation des modèles, de sécurité et de contrôle des fournisseurs.

Ce texte exige aussi que les établissements incluent dans leurs rapports trimestriels un inventaire de leurs systèmes d’intelligence artificielle et signalent immédiatement les incidents susceptibles d’entraîner une perte financière importante ou d’affecter les clients. La future directive annoncée devra donc être lue avec ces règles existantes, dont elle pourrait préciser ou compléter l’application.

La Banque du Ghana prévoit en outre des revues thématiques pour vérifier le respect de sa directive révisée sur la cybersécurité. Elle demande aux conseils d’administration et aux directions de traiter la sécurité numérique et la résilience opérationnelle comme des risques d’entreprise plutôt que comme de simples questions techniques.