Le Minerals Income Investment Fund du Ghana a comptabilisé 7,82 milliards de cedis de redevances minières entre janvier et septembre 2026, soit une hausse de 106 % par rapport aux 3,79 milliards encaissés sur la même période de 2025, selon des chiffres rendus publics mercredi 14 octobre.
Les grandes mines d’or ont fourni environ 7,66 milliards de cedis, contre 3,54 milliards un an plus tôt. Leur contribution a ainsi progressé d’environ 116 % et représente près de 98 % des recettes minières recensées sur les neuf premiers mois de l’année.
Le fonds attribue cette accélération à la hausse du prix de l’or, au nouveau barème progressif des redevances, à la résistance de la production et au renforcement du contrôle des opérations minières. Les données publiées ne permettent toutefois pas d’isoler la part de chacun de ces facteurs.
Un objectif annuel déjà réalisé à près de 87 %
Les exploitations aurifères de taille intermédiaire ont versé 110,34 millions de cedis, presque deux fois plus que les 55,31 millions enregistrés un an auparavant. Les carrières ont rapporté 11,35 millions de cedis et les prélèvements sur le sable 550 871 cedis. Les redevances sur le calcaire ont en revanche reculé à 4,84 millions, contre 7,08 millions, une baisse attribuée à une production perturbée par les pluies au deuxième trimestre.
Le MIIF avait déclaré 5,39 milliards de cedis de recettes au premier semestre. Comparé au cumul de septembre, ce montant fait ressortir une hausse de 2,43 milliards de cedis au troisième trimestre.
L’institution vise environ 9 milliards de cedis sur l’ensemble de 2026. Elle a donc déjà réalisé près de 87 % de cette cible et doit encore encaisser environ 1,18 milliard au quatrième trimestre pour l’atteindre.
Le Ghana applique depuis le 10 mars un barème qui a remplacé le taux uniforme de 5 % pour l’or. La redevance atteint 12 % lorsque le métal se négocie à au moins 4 500 dollars l’once. Des groupes miniers et plusieurs représentations diplomatiques avaient demandé que ce taux maximal ne s’applique qu’au-dessus de 5 000 dollars, mais les autorités ghanéennes ont maintenu le seuil initial.