Le Ghana veut d’abord rejoindre les BRICS comme pays partenaire, a précisé samedi 10 octobre son ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, après l’annonce gouvernementale d’une démarche auprès du groupe de pays émergents. Une adhésion complète reste une perspective ultérieure, liée à l’évolution des discussions.
Interrogé dans l’émission The Key Points de TV3, le ministre a présenté ce choix comme un moyen d’élargir les options économiques et diplomatiques du pays. Accra cherche à diversifier ses partenaires de développement et à renforcer sa coopération avec les économies du Sud, sans rompre ses relations existantes.
Cette précision distingue le statut demandé d’une entrée comme membre à part entière. Le gouvernement n’annonce pas une admission déjà acquise. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a rappelé lors de sa visite à Accra que la demande devrait être examinée collectivement par les membres des BRICS.
Le gouvernement ghanéen avait fait connaître son projet le 6 octobre, à l’occasion d’une rencontre avec le responsable indien. Le cabinet avait autorisé la préparation d’une candidature, avec l’objectif affiché de soutenir les investissements, l’emploi et la transformation locale des ressources naturelles.
Samuel Okudzeto Ablakwa a également indiqué avoir consulté des pays de l’Union européenne avant l’annonce. Il affirme que la démarche s’inscrit dans la politique de non-alignement du Ghana et complète ses relations avec ses partenaires traditionnels.
Le rapprochement avec l’Inde dépasse cette candidature. Les deux pays ont signé des protocoles d’accord dans l’agriculture ainsi que dans les sciences et les technologies. Le ministre ghanéen a aussi cité les chemins de fer, la pharmacie et le numérique parmi les domaines dans lesquels Accra souhaite approfondir la coopération.