La Côte d’Ivoire compte 68 000 certificats fonciers délivrés, selon le bilan présenté le 5 octobre 2026 par le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné. Le niveau indiqué pour 2017 était de 4 000 certificats.
Trois mesures du travail accompli
Le ministre a également annoncé 5 786 villages délimités et bornés et 86 447 contrats agraires signés. Ce sont des totaux cumulés présentés à l’occasion des Journées foncières d’Abidjan, plutôt que le nombre de dossiers traités pendant le mois d’octobre.
L’ampleur du travail restant apparaît dans les besoins nationaux évoqués : environ 23 millions d’hectares à sécuriser, 9 000 localités à délimiter et 1,5 million de certificats à délivrer. Le bilan de certificats représente ainsi environ 4,5 % de ce nombre de référence, selon notre calcul. Ce ratio compare des nombres de documents ; il ne mesure pas la proportion de la superficie déjà sécurisée.
Un enjeu pour les décisions d’investissement agricole
Les différents compteurs ne sont pas interchangeables. Le nombre de villages délimités décrit une démarche territoriale. Celui des certificats et celui des contrats suivent d’autres opérations. Les additionner en un total unique masquerait ce que chaque procédure apporte au suivi du foncier.
Pour un exploitant ou un investisseur agricole, disposer d’une situation foncière claire aide à situer les droits et engagements qui entourent un projet. La durée des investissements dans une plantation ou un équipement rend cette question particulièrement concrète : les dépenses sont engagées avant que l’ensemble des recettes attendues ne soit obtenu.
Le suivi économique de la sécurisation doit donc rapprocher l’avancement des démarches des projets agricoles concernés, en conservant pour chaque indicateur son unité et son périmètre.
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