L’inflation dans l’UEMOA est passée de 0,8 % en juin à 1,2 % en juillet 2026. La note de conjoncture diffusée par la BCEAO le 8 octobre documente cette remontée, avec une situation contrastée entre les pays. Au Bénin, le niveau général des prix est resté stable sur un an, après une baisse de 0,4 % en juin.

Le poisson et les transports sous pression

Dans l’Union, les prix du poisson ont augmenté de 8,1 % sur un an. La division des transports a progressé de 3,7 %, tandis que l’ensemble des produits alimentaires affichait une hausse de 0,8 %. Les baisses des céréales et des tubercules ont freiné la progression du panier alimentaire.

Ces écarts expliquent pourquoi une inflation générale modérée peut coexister avec des dépenses plus lourdes sur certains postes. Un ménage dont le budget comporte beaucoup de poisson ou de transport peut ressentir une pression différente de celle que décrit la moyenne du panier de consommation.

Des évolutions différentes selon les pays

L’inflation annuelle a atteint 2,8 % au Mali, 2,3 % au Burkina Faso, 1,9 % en Côte d’Ivoire et 1,6 % au Togo. Elle s’est limitée à 0,3 % au Sénégal. Le Niger et la Guinée-Bissau ont conservé une variation négative, respectivement de 2,0 % et de 0,3 %.

Il faut donc lire l’indicateur régional avec les données nationales : la moyenne de l’Union agrège des évolutions qui peuvent aller dans des sens différents. Une stabilité de l’indice au Bénin signifie que les hausses et les baisses des postes du panier se compensent globalement.

Une publication d’octobre portant sur l’été

Le document utilise les informations disponibles au 20 août. La BCEAO y projetait une inflation de 1,7 % en août puis de 1,9 % en septembre, sous l’effet des tensions sur l’énergie, le fret et la distribution alimentaire. Ces deux valeurs sont les projections de cette note ; elles doivent être distinguées de l’observation de juillet.

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