La croissance mondiale devrait ralentir à 2,6 % en 2026, après 2,9 % en 2025, selon les prévisions présentées le 9 octobre par la CNUCED. L’agence des Nations unies souligne le poids du choc énergétique sur les économies en développement dépendantes des importations, ainsi que les difficultés d’accès aux financements et aux technologies.
Le commerce de biens et de services progresserait pourtant d’environ 4 % à prix constants. Cette mesure de volume doit être distinguée de l’augmentation des échanges en valeur, alimentée par le renchérissement de l’énergie. Une facture commerciale plus élevée ne traduit donc pas nécessairement davantage de marchandises échangées.
Les pays en développement devraient enregistrer une croissance de 4 %, contre 4,7 % l’année précédente, d’après le rapport. La CNUCED estime que les restrictions technologiques, le contrôle des investissements et la recomposition des chaînes de production compliquent l’accès aux activités les plus rémunératrices.
Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse le seul montant des capitaux reçus. Dans une analyse publiée le 7 octobre, la même organisation chiffre les investissements directs étrangers dans le continent à environ 70 milliards de dollars en 2025, contre 94 milliards en 2024, année marquée par quelques opérations de grande taille.
Malgré ce recul, le résultat de 2025 demeure le troisième plus élevé depuis 1990, selon la CNUCED. Les investissements restent concentrés dans un nombre limité de pays et de secteurs, notamment l’énergie, les minerais et les infrastructures, ce qui réduit leur diffusion à l’ensemble des économies.
La valeur des projets de création de nouvelles implantations annoncés en Afrique a diminué de près d’un tiers, tandis que leur nombre a augmenté. Cette évolution indique des projets de plus petite taille, dans un contexte où les investisseurs sélectionnent davantage leurs engagements.
