La Banque mondiale est en discussion avec 30 à 40 pays sur une aide destinée à amortir le choc énergétique et la hausse des prix liés au conflit au Moyen-Orient, a déclaré son président Ajay Banga dans un entretien à Reuters publié le 11 octobre 2026.

Le renchérissement du diesel et des engrais accroît les besoins des économies en développement, selon le dirigeant. Ces échanges portent sur des concours potentiels, dont le montant et les bénéficiaires restent à préciser.

Cette démarche s’inscrit dans le dispositif présenté par le Groupe de la Banque mondiale le 11 juin. L’institution indiquait alors pouvoir mobiliser rapidement entre 50 et 60 milliards de dollars au moyen de ses instruments existants, dont 25 milliards de financements préarrangés. Elle envisageait de porter son soutien à une fourchette de 80 à 100 milliards sur quinze mois si les répercussions de la crise se prolongeaient.

Les interventions prévues couvrent notamment les filets de protection sociale, les besoins budgétaires des États et les liquidités nécessaires aux entreprises et aux exploitations agricoles. Pour ces dernières, l’accès à la trésorerie constitue l’un des usages possibles du dispositif lorsque les dépenses de fonctionnement augmentent.

L’enjeu est particulièrement sensible en Afrique subsaharienne. Dans son rapport régional publié le 6 octobre, la Banque mondiale prévoit une inflation médiane de 5,5 % en 2026, après 3,7 % en 2025, sous l’effet du coût des carburants, des engrais et des produits alimentaires. Il s’agit d’une prévision régionale, qui recouvre des situations nationales différentes.

La même publication relève que le poids du service de la dette continue de limiter les dépenses de santé, d’éducation et d’infrastructures, malgré une stabilisation de l’endettement public autour de 57 % du produit intérieur brut.