Le Congo et le Fonds monétaire international poursuivront leurs négociations sur un nouveau programme financier dans les prochaines semaines, a annoncé le Fonds le 8 octobre. Les discussions portent notamment sur les arriérés de paiement de l’État et les difficultés du secteur électrique, deux enjeux qui touchent le financement de l’économie.
À l’issue d’une mission menée du 24 septembre au 7 octobre à Brazzaville, les services du FMI font état de progrès importants, mais ne déclarent pas d’accord technique. Le communiqué ne fixe ni enveloppe financière ni date de décaissement pour le soutien demandé au titre de la Facilité élargie de crédit.
La stratégie d’apurement des arriérés intérieurs et les mesures destinées à éviter l’accumulation de nouveaux impayés ont été examinées. Les échanges ont aussi concerné l’exécution budgétaire de 2026, le projet de budget 2027 et le renforcement du contrôle des engagements et de la trésorerie publics.
Le secteur de l’électricité figure dans les discussions en raison des risques qu’il fait peser sur les finances publiques et des contraintes qu’il impose à la croissance, selon le FMI. L’institution mentionne également l’amélioration du climat des affaires et la diversification économique parmi les domaines examinés.
Le ministère congolais des Finances avait présenté cette mission, dès le 24 septembre, comme le lancement des négociations d’un nouveau programme. Son compte rendu précisait que les autorités avaient transmis les données demandées par les équipes du Fonds, conduites par Pilar Garcia Martinez.
La Facilité élargie de crédit apporte une assistance de moyen terme aux pays à faible revenu confrontés à des besoins persistants de financement extérieur. Les programmes qu’elle soutient comportent des engagements de politique économique et des objectifs de réforme, dont les modalités sont négociées avec les autorités.
