La Banque africaine de développement (BAD) a placé mercredi 21 octobre 2026 une nouvelle obligation mondiale de 2,5 milliards de dollars, attirant 4,8 milliards de dollars d’ordres de souscription. L’opération, annoncée par la banque le 23 octobre, constitue sa troisième émission obligataire de référence en dollars de l’année.
La dette offre un coupon fixe annuel de 4,875 %, versé deux fois par an, et arrivera à échéance le 18 janvier 2030. Placée à 99,837 % de sa valeur nominale, elle affiche un rendement initial de 4,933 %. Son règlement est prévu le 2 novembre, selon les caractéristiques publiées par l’institution.
La demande, proche de 1,9 fois le montant proposé, a permis à la BAD de réduire de deux points de base sa marge de placement indicative, fixée finalement à 28 points de base au-dessus des taux swaps SOFR. Plus de 80 ordres ont été recueillis et 71 allocations réalisées.
Les banques concentrent les allocations
Les banques ont obtenu 48 % des titres alloués, contre 39 % pour les banques centrales et autres institutions officielles et 13 % pour les gestionnaires d’actifs. L’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique représentent ensemble 54 % de la répartition géographique, devant les Amériques avec 40 % et l’Asie avec 6 %.
L’emprunt alimente le financement général des activités de développement de la BAD. Il ne signifie pas que 2,5 milliards de dollars ont déjà été décaissés sur des projets précis. En janvier et février, l’institution avait déjà réalisé deux émissions de référence en dollars, respectivement de 1 milliard sur dix ans et de 2 milliards sur cinq ans.








