Au Kenya, 65,8 % des dirigeants interrogés par la banque centrale ont signalé une hausse des prix d’achat de biens et de services au troisième trimestre 2026, mais seulement 39,7 % ont augmenté leurs propres prix de vente. Les chiffres figurent dans l’enquête de septembre publiée lundi 26 octobre par la Central Bank of Kenya (CBK).

Le décalage entre les coûts et les tarifs facturés aux clients est net. Parmi les répondants, 52,6 % ont maintenu leurs prix de vente et 7,7 % les ont réduits entre le deuxième et le troisième trimestre. En revanche, 29,7 % seulement ont déclaré des prix d’achat stables et 4,4 % une baisse.

Les entreprises évoquent notamment le renchérissement des carburants, du transport et des importations. Selon la CBK, la faiblesse du pouvoir d’achat et de la demande limite la capacité de certaines sociétés à répercuter ces hausses. Ces pourcentages décrivent la part des dirigeants constatant un changement, non le taux d’inflation national ou l’ampleur moyenne du renchérissement.

Des effectifs globalement stables

La majorité des entreprises interrogées n’a pas modifié ses effectifs au troisième trimestre. La proportion atteint 79,6 %, tandis que 7,2 % déclarent avoir augmenté leurs emplois à temps plein et 13,2 % les avoir réduits. Les commandes ont progressé chez 38 % des répondants et les ventes chez 34 %.

L’enquête a été réalisée du 7 au 18 septembre à partir d’un questionnaire destiné aux dirigeants de 600 entreprises privées. Le rapport ne précise pas que les 600 ont toutes répondu. Pour le quatrième trimestre, 47,9 % des répondants anticipent une nouvelle augmentation des prix d’achat, mais 30,3 % seulement prévoient d’accroître leurs prix de vente.