La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a ouvert lundi 26 octobre 2026 trois adjudications de liquidité destinées aux banques de l'Union monétaire ouest-africaine, pour un montant maximum cumulé de 6 550 milliards de francs CFA. La principale opération, à sept jours, porte sur 6 425 milliards, contre 6 450 milliards lors de l'adjudication précédente.
L'enveloppe annoncée constitue une offre de refinancement, non un montant déjà attribué aux établissements. Selon l'avis de la banque centrale daté du 23 octobre, les soumissions devaient être déposées au plus tard lundi à 10 heures GMT. Le taux minimum de soumission demeure fixé à 3 %, niveau du principal taux directeur de la BCEAO.
Outre les 6 425 milliards proposés à sept jours, l'institution prévoit 100 milliards de FCFA sur le guichet mensuel à 28 jours et 25 milliards sur un guichet de relance d'une durée de 182 jours. Ce dernier est rémunéré au taux fixe de 3 % et adossé à des obligations de relance. Les trois opérations ont une date de valeur fixée au 27 octobre.
Le montant hebdomadaire recule de 25 milliards par rapport à la précédente offre de 6 450 milliards. Lors de cette adjudication, les banques avaient demandé 6 315,8 milliards de FCFA, selon les chiffres officiels, à un taux moyen pondéré de 3,2942 %. L'écart entre l'offre et les demandes atteignait ainsi 134,2 milliards de FCFA.
Le document montre également que l'encours de refinancement des banques sur les guichets de la BCEAO, hors prêt marginal, s'élevait à 6 549,2 milliards de FCFA au 20 octobre, contre 6 568,9 milliards une semaine plus tôt. Ce repli de 19,7 milliards renseigne sur les concours en cours, distincts des nouvelles sommes proposées à l'adjudication du 26 octobre.
La banque centrale chiffre à 6 700 milliards de FCFA l'injection de liquidité globale résultant de la prise en compte des différents guichets d'intervention. Cette estimation ne doit pas être confondue avec les 6 550 milliards de nouvelles offres annoncées pour lundi. Les concours de la BCEAO servent à couvrir les besoins de trésorerie des établissements bancaires dans les huit États membres de l'Union, dont le Bénin.





