L’Afrique du Sud prévoit de retirer progressivement son soutien aux usines automobiles qui assemblent des véhicules importés presque complets, a annoncé jeudi 15 octobre à Durban le ministre du Commerce et de l’Industrie, Parks Tau. Le gouvernement veut favoriser une fabrication davantage ancrée dans le pays.

Le dispositif vise les opérations dites SKD, dans lesquelles de grands ensembles arrivent déjà assemblés avant les dernières étapes de montage. Les nouvelles installations de ce type ne bénéficieront plus du soutien de la politique automobile. Les véhicules commerciaux moyens et lourds sont exclus de cette orientation, précise le ministère.

Les autorités veulent également renforcer la définition juridique de la fabrication en ensembles complètement démontés, ou CKD. Cette production comporte davantage de pièces locales que le montage SKD, selon les explications d’Engineering News.

Parks Tau a par ailleurs annoncé qu’il demanderait à la Commission du commerce international, l’ITAC, d’étudier la compétitivité des véhicules utilitaires légers à châssis séparé, dont les pick-up. Toute protection supplémentaire devrait être liée à des engagements des constructeurs en matière de production, d’emplois, d’investissement et d’exportations, selon le ministère.

La réforme s’inscrit dans la révision du programme de production et de développement automobile APDP2, menée avec le conseil automobile Naamsa, l’association des équipementiers Naacam et les syndicats. Ce programme, entré en application en juillet 2021, constitue le principal cadre de soutien industriel du secteur, rappelle l’agence gouvernementale SAnews.

Le plan automobile sud-africain fixe pour 2035 un objectif de 60 % de contenu local, contre une moyenne actuelle de 38 %, et vise à doubler l’emploi dans la filière, selon les objectifs rappelés par Reuters.