Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a demandé le 14 octobre au Groupe de la Banque mondiale de lever son interdiction de financer l’exploration et la production de pétrole et de gaz, dans une déclaration publiée à l’occasion des assemblées annuelles de l’institution et du Fonds monétaire international.
Le responsable américain relie cette demande aux besoins d’accès à une énergie fiable et abordable dans les pays emprunteurs. Il réaffirme le soutien de Washington à l’objectif commun de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement de raccorder à l’électricité 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique d’ici à 2030.
Pour y parvenir, Scott Bessent réclame une approche laissant aux pays le choix des technologies, notamment le gaz naturel. Sa déclaration demande un changement des règles de l’institution, sans annoncer de décision de la Banque mondiale autorisant de nouveaux financements pétroliers.
Le cadre visé avait été annoncé par le Groupe en décembre 2017, avec l’arrêt des nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz en amont après 2019. Il prévoyait toutefois des exceptions pour le gaz dans les pays les plus pauvres, lorsque les projets améliorent l’accès à l’énergie et respectent leurs engagements climatiques nationaux.
Cette restriction se distingue du financement des infrastructures gazières de transport, de distribution ou de production d’électricité, que l’institution avait maintenu dans ce même cadre.
Dans sa déclaration, le secrétaire au Trésor salue aussi l’approbation récente d’un projet de l’Association internationale de développement destiné à sécuriser l’approvisionnement en gaz à court terme, préparer des investissements en aval et élaborer des stratégies gazières en Afrique de l’Ouest.