Ousmane Sonko a annoncé, lundi 19 octobre à Dakar, que les députés de Pastef ne voteraient ni le projet de loi de finances rectificative de 2026 ni le budget initial de 2027 sans dispositions encadrant les fonds spéciaux. Le président du parti et de l’Assemblée nationale s’exprimait lors d’une conférence de presse.
Son groupe parlementaire compte proposer des amendements pour introduire ces règles dans les textes soumis aux députés, rapporte Seneweb. Il prévient qu’en cas de recours du gouvernement à un vote bloqué, Pastef rejetterait l’ensemble du texte si son exigence n’était pas satisfaite.
Il présente l’encadrement de ces crédits comme un engagement politique de son camp, tout en assurant vouloir discuter d’un compromis avec le gouvernement. Il affirme que son parti ne cherche pas à provoquer une crise institutionnelle.
Ses réserves portent aussi sur les arbitrages entre redressement des finances publiques et protection des ménages. Il critique les réductions de crédits qu’il attribue au projet rectificatif dans les dépenses sociales et l’investissement, ainsi que la diminution envisagée des subventions aux produits pétroliers, rapporte Le Soleil.
La question des fonds spéciaux intervient après la censure, le 15 octobre, d’une modification de la loi organique relative aux lois de finances, adoptée par l’Assemblée le 1er octobre. Dans sa décision, le Conseil constitutionnel a sanctionné une irrégularité de procédure lors du traitement des amendements gouvernementaux.
La juridiction a rappelé que, lorsque l’exécutif demande un vote unique ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par lui, les députés doivent approuver le texte ainsi présenté ou le rejeter dans son intégralité.







