Onatel affiche un chiffre d’affaires de 66,997 milliards de FCFA au premier semestre 2026, presque inchangé sur un an. Le résultat net progresse de 6,4 % pour atteindre 18,488 milliards, selon le rapport et l’attestation diffusés à la BRVM le 1er octobre.

Des charges plus faibles soutiennent le résultat

Les charges opérationnelles sont ramenées à 39,081 milliards de FCFA, soit une baisse de 3,9 %. Le résultat opérationnel s’établit à 27,917 milliards, en progression de 6,4 %. L’opérateur burkinabè indique que les revenus de l’internet et des liaisons louées compensent le recul de la voix.

Le rapport montre ainsi une amélioration du résultat avec des revenus globalement stables. Selon notre calcul, la marge nette atteint environ 27,6 % du chiffre d’affaires, contre environ 26 % sur la période comparable. Cette évolution correspond à une part plus élevée des recettes conservée dans le bénéfice semestriel.

La composition des usages importe autant que leur total

Pour un opérateur télécoms, un chiffre d’affaires stable peut recouvrir des déplacements entre activités. Le recul d’un service et la progression d’un autre doivent être rapprochés de leurs coûts propres, ainsi que des investissements nécessaires à leur fonctionnement.

Le suivi de l’entreprise demande donc de distinguer la dynamique commerciale de celle des charges. Une réduction de dépenses soutient le résultat de la période ; la continuité de l’activité dépend aussi du maintien des capacités et de la qualité du service.

Les prochains comptes permettront d’examiner la poursuite de cette répartition entre voix, données et autres services. Le rapport à fin juin constitue le repère comptable pour comparer ces évolutions sur une période de même durée.