Le Nigeria s’est fixé l’objectif de porter à 20 millions le nombre d’investisseurs particuliers sur ses marchés financiers d’ici à 2036, contre une référence de six millions en 2025, dans un nouveau plan décennal présenté lundi 19 octobre à Abuja.
Ce programme du régulateur boursier, la Securities and Exchange Commission (SEC), prévoit également de porter de 146 à 250 le nombre de sociétés inscrites sur les compartiments principal et premium du Nigerian Exchange. Pour ces entreprises, le point de départ est celui de 2026.
Le plan fixe par ailleurs une cible de capitalisation des actions équivalant à 60 % du produit intérieur brut au terme des dix ans, contre 33 % dans sa référence de 2025.
Le document distingue le nombre total d’investisseurs particuliers de ceux qui sont actifs. La cible pour ces derniers est de 12 millions à l’horizon du plan, contre 2,7 millions dans sa référence de 2026. Il prévoit de s’appuyer sur les plateformes numériques et les partenariats avec les fintechs pour élargir la base des particuliers.
Pour les entreprises, le programme entend développer les possibilités de lever des fonds, notamment pour les PME, et diversifier les instruments proposés aux investisseurs. La SEC y inscrit aussi le renforcement de la protection des épargnants, de la surveillance des marchés et de la sécurité des infrastructures numériques.
Le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, a défendu lundi le recours à des incitations pour convaincre les entreprises privées de se coter, selon un communiqué de la SEC rapporté par Punch et BusinessDay. Il a écarté l’idée de les y contraindre.
Le directeur général de la SEC, Emomotimi Agama, a annoncé la mise en place de comités chargés de suivre l’exécution du programme, avec des responsabilités, des échéances et des comptes rendus sur les progrès accomplis, selon le communiqué cité par les deux médias.








