Le régulateur pétrolier nigérian a récupéré plus de 50 champs restés inexploités pour les réintroduire dans des procédures d’attribution, a indiqué sa directrice de la gestion des périmètres, Olaide Shaw, dans des propos rapportés le 12 octobre par BusinessDay. L’objectif est de confier ces actifs à des investisseurs capables de les développer.
Cette récupération s’inscrit dans une campagne engagée environ deux ans auparavant, selon la responsable de la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission, ou NUPRC. Les actifs récupérés ont été remis dans les circuits d’attribution pour attirer de nouveaux opérateurs.
La démarche s’appuie sur les dispositions de la loi pétrolière qui permettent de retirer des droits aux entreprises ne faisant pas avancer leurs programmes. Olaide Shaw a expliqué que certains opérateurs conservent des permis tout en concentrant leurs moyens sur d’autres actifs.
Le régulateur a parallèlement lancé, le 6 octobre à Abuja, un appel d’offres sur 40 blocs situés à terre, en eaux peu profondes et en eaux profondes. Sa directrice générale, Oritsemeyiwa Eyesan, a indiqué que les candidats seraient évalués sur leurs compétences techniques, leurs capacités financières et leur engagement à développer les ressources.
Les lignes directrices doivent aussi détailler les méthodes d’évaluation et imposer l’identification des bénéficiaires effectifs des soumissionnaires, selon la NUPRC. La commission a annoncé la publication des caractéristiques des blocs et des critères de participation sur son site et sur le portail dédié.
Le cycle précédent a abouti en juillet à la sélection de 31 entreprises pour 37 blocs. La commission estime que les actifs concernés pourraient apporter 500 millions de barils aux réserves et au moins 300 000 barils par jour de pétrole et de condensats dans les cinq ans. Ces volumes sont des perspectives de développement, et non une production déjà disponible.