Le Bénin et la Banque islamique de développement ont signé lundi 12 octobre à Bangkok deux accords de cofinancement totalisant 326,06 millions d’euros, principalement destinés à moderniser l’axe Godomey-Ouidah-Hillacondji et à soutenir des systèmes agricoles fondés sur les légumineuses.

La plus grande enveloppe atteint 306,89 millions d’euros pour un projet routier dont le coût total est évalué à 576,06 millions d’euros. La Banque islamique de développement indique que les travaux doivent accroître la capacité de la route, améliorer la sécurité et réduire les temps et coûts de transport sur cette portion du corridor Abidjan-Lagos.

Le second accord porte sur 19,17 millions d’euros pour un programme agricole évalué à 20,70 millions d’euros. Il doit favoriser des cultures de légumineuses capables d’améliorer la fertilité des sols, la sécurité alimentaire et la résistance aux chocs climatiques dans cinq pôles de développement.

Le financement routier concerne un axe stratégique pour les échanges du Bénin avec le Togo et les autres économies côtières d’Afrique de l’Ouest. Les documents publiés en septembre par la Banque africaine de développement décrivent notamment le dédoublement de la route Ouidah-Hillacondji, l’aménagement de contre-allées entre Godomey et Ouidah, des accès à des sites touristiques ainsi qu’un parking pour poids lourds à la frontière.

Pour les transporteurs et les entreprises, la portée économique dépendra du calendrier des travaux, de la continuité du trafic pendant le chantier et de la coordination avec les autres tronçons du corridor. La Banque islamique de développement n’a pas précisé dans son communiqué le taux, la durée, le différé de remboursement ni le calendrier de décaissement des deux accords.

Les signatures sont intervenues en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale en Thaïlande. Elles constituent des engagements de cofinancement et non la confirmation que la totalité des montants a déjà été décaissée.