PHUTHADITJHABA, 9 octobre 2026 – Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé vendredi trois initiatives d’investissement évaluées par le gouvernement à plus de 120 milliards de rands dans la province du Free State, avec des projets dans les énergies renouvelables, l’automobile électrique et l’agro-industrie.

La plus importante initiative est un projet d’énergie renouvelable porté par YJC et présenté comme un investissement proposé d’environ 100 milliards de rands. La présidence estime qu’il pourrait créer 6 500 emplois, sans préciser le calendrier de construction, la capacité de production ni la structure de financement.

Joylong Automotive prévoit de son côté une usine d’assemblage représentant environ 5,5 milliards de rands. Le projet pourrait produire jusqu’à 8 000 véhicules électriques par an et créer 1 500 emplois directs sur cinq ans, selon les projections communiquées lors du lancement.

Le troisième projet est une usine de concentré de jus de pomme de Walk of Life, chiffrée à environ 330 millions de rands. La présidence lui attribue un potentiel de 100 emplois permanents et d’environ 600 emplois saisonniers, avec un effet attendu sur la transformation locale des productions agricoles.

Les montants détaillés pour ces trois initiatives totalisent environ 105,8 milliards de rands, un niveau inférieur au chiffre global de plus de 120 milliards annoncé par le chef de l’État. Le discours publié par la présidence ne fournit pas d’éléments permettant de rapprocher les deux totaux. Les chiffres doivent aussi être lus comme des investissements projetés et des emplois potentiels, non comme des dépenses déjà engagées ou des recrutements réalisés.

Le programme se concentre autour de Maluti-a-Phofung et de sa zone économique spéciale. Cette zone dispose de sites pour 65 usines, dont 58 % seraient occupés, selon Cyril Ramaphosa. Sa position sur des axes de fret reliant plusieurs provinces et des marchés régionaux est présentée comme un atout pour l’industrialisation.

Le gouvernement s’est engagé à améliorer l’alimentation en eau et en électricité, les routes, la sécurité des sites industriels et les procédures d’autorisation. Ces infrastructures restent déterminantes pour la réalisation des projets, dans une province où la dégradation des services municipaux a contribué au départ d’entreprises depuis le début des années 2000.

Pour le Free State, l’enjeu est de compléter son agriculture par davantage de transformation, d’emballage et de fabrication. La production locale de concentré de pomme pourrait réduire l’exportation de matières premières non transformées, tandis que les projets énergétique et automobile dépendront de la capacité des promoteurs à finaliser leurs financements et leurs autorisations.