Les exportations ghanéennes d’or issu de l’exploitation artisanale et à petite échelle ont atteint 85,4 tonnes, pour une valeur de 11,6 milliards de dollars, entre le 1er janvier et le 20 octobre 2026, a annoncé mardi le directeur général de Ghana Gold Board, Sammy Gyamfi.

Ce volume dépasse de 9,4 tonnes les exportations des grandes compagnies minières sur la même période. Celles-ci ont expédié 76 tonnes d’or, évaluées à 11,1 milliards de dollars, selon les chiffres publiés par GoldBod et repris par le média ghanéen MyJoyOnline.

La valeur enregistrée depuis janvier dépasse déjà les 10,8 milliards de dollars déclarés pour l’ensemble de 2025. Le volume reste toutefois inférieur au record annuel d’environ 104 tonnes atteint l’an dernier, ce qui empêche de présenter le résultat arrêté au 20 octobre comme un nouveau record de production.

GoldBod attribue la progression des flux officiels à son monopole légal sur l’achat, l’évaluation et l’exportation de l’or artisanal, ainsi qu’au renforcement des licences et des contrôles. L’organisme estime avoir ramené dans les circuits déclarés une partie du métal auparavant écoulé par la contrebande.

Cette formalisation ne règle pas à elle seule la traçabilité environnementale. Un spécialiste ghanéen cité par Reuters le 19 octobre estimait qu’une partie de l’or artisanal liée à la déforestation continuait d’atteindre les marchés internationaux. GoldBod indique parallèlement avoir livré 1,8 tonne d’or industriel, d’une valeur de 224 millions de dollars, à la Banque du Ghana depuis le début de l’année.